Cristaline suite

Publié le par Nicolas Garnaud

Cristaline devant les tribunaux

 

La menace d'une action en justice à l'encontre de Cristaline (Groupe Neptune),  évoquée le 17 janvier par la ministre de l'Ecologie Nelly Olin suite à sa campagne d'affichage  dénigrant la qualité de l'eau du robinet («Qui prétend que l'eau du robinet a bon goût ne doit pas en boire souvent»)  signée de l'agence Business, a finalement été mise à exécution.

Vendredi 19 janvier, Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Anne Le Strat, PDG d'Eau de Paris (société d'économie mixte de la Ville  de Paris), ont en effet décidé "d'engager une procédure pénale contre la société Cristaline, pour sa campagne de publicité  qui porte atteinte à l'image de l'eau du robinet et à la qualité du service public de l'eau". 

Un communiqué conjoint annonçait qu'Eau de Paris "a saisit le Doyen des juges d'instruction  d'une plainte avec constitution de partie civile", pour violation du code de la consommation relatif à la publicité comparative.  La Fédération des entreprises de l'eau (FP2E) avait elle aussi récemment dénoncé comme "injustement fondée" la campagne lancée par Cristaline pour de l'eau en bouteille plastique, qui "dénigre" la qualité  de l'eau du robinet". L'association Agir pour l'environnement, le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cnid) et Résistance à l'agression publicitaire (Rap) avaient quant à elle appelé à manifester le 18 janvier  devant le siège de Cristaline à Thiais (Val-de-Marne).

Par ailleurs, le ministère de l'Ecologie et du développement durable a symboliquement retiré les bouteilles de Cristaline présentes dans ses murs.

Le président de Cristaline, Pierre Papillaud, reconnaissait de son côté "y être allé peut être un peu fort", tout en soutenant que sa société n'a fait que se défendre après une campagne elle même incisive du Syndicat des Eaux d'Ile-de-France (Sedif). Quant à Eric Bousquet, Président de Business, qui gère le budget de la marque depuis son lancement il y a 15 ans, il  reconnaît tout au plus que la signature « On ne boit pas l’eau qu’on utilise » est « un peu tendancieuse » , mais ne se montre "pas du tout inquiet" concernant la procédure pénale engagée.

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Publié dans Communication

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