Publicité alimentaire: les acteurs de l'audiovisuel préfèrent les programmes éducatifs à la limitation
Des professionnels de l'audiovisuel, menacés par le projet de loi qui limiterait la publicité alimentaire dans les programmes TV, ont proposé, à la place, des programmes éducatifs.
A l'occasion d'une table ronde organisée hier par l'agence NPA Conseil, Philippe Alessandri, président de la société de production Télé Images Kids et membre du Syndicat des producteurs de films d'animation (SPFA), a ainsi estimé que la solution réside dans la production de films destinés aux enfants pour leur apprendre à s'alimenter de façon correcte, ou avec des héros délivrant des messages nutritionnels.
Une charte visant à éviter les comportements nocifs dans les programmes pour enfants est à l'étude à la direction du développement des médias (DDM). Les acteurs de l'audiovisuel ont rappelé les dommages collatéraux qu'entraînerait une telle limitation, pour des chaînes gratuites dont les recettes publicitaires sont la seule ressource.
Selon Emmanuelle Guilbart, directrice de la chaîne Gulli, le projet du ministère de la Santé diminuerait d'un tiers le chiffre d'affaires de sa chaîne.
Donc la question se pose qu'est ce qui est prioritaire les revenus publicitaires des chaînes ou la santé publique... Cette proposition marque toutefois l'absence d'idée de ces chaînes pour trouver d'autres revenus, d'autres annonceurs que les fastfoods, nourritures chocolatées...
La seconde question qui se pose est la pertinence de leur proposition, que va retenir un enfant qui va assister à un discours de 2 à 5 minutes sur les bienfaits des légumes puis à un enchaînement de publicité pour des barres au chocolat, hamburgers, bonbons...
Cette solution proposée est typique de la France... on fait un petit geste pour cacher tout le reste... C'est une façon de légitimer la communication pour de la "malbouffe" en se disant "ah oui mais regardez, on parle aussi des pommes"