Quand le sport ne veut pas sortir du dopage...
Le titre est certes un peu sévère, les autorités du sport ne peuvent que souhaiter un sport beau et propre. Mais quand on voit le cas Marion Jones, on peut se poser des questions...
Le premier echantillon rend un résultat positif. La sportive et ses avocats jouent avec le règlement, 2 mois sont attendus avant de faire la contre-expertise... résultat négatif. Pourtant, il n'y a pas eu erreur sur le premier echantillon, seulement, comme l'explique le laboratoire, les produits dopants trouvés dans le cas de Marion Jones disparaissent avec le temps. Il a donc suffit aux avocats d'attendre la durée maximum avant de demander la contre-expertise... et d'innocenté légalement Marion Jones...
Ce qui est surprenant, c'est que les instances connaissent ce phénomène "d'évaporation". Pourquoi ne pas rendre alors la contre-expertise sur l'échantillon B obligatoire et automatique à la détection de produits dopants dans l'échantillon A ?
Autre cas, Floyd Llandis, convaincu de dopage sur les échantillons A et B, se proclame maintenant innocent. Pourquoi ? Ses avocats ont trouvés un semblant de faille entre le processus de contrôle organisé par le laboratoire et celui recommandé par l'Agence Mondiale Antidopage. Pourtant cette instance a valider et confirmer ce laboratoire pour le controle... Qui aura raison entre la réalité du dopage et pa procédure judiciaire ? A suivre...
Vous me direz, ce sont toujours les mêmes sports qui sont cités... Mais le football que très rarement. Mais si le premier sport planétaire fait rarement les gros titres en matière de dopage, ce n'est pas que ce sport est propre mais que Sepp Blatter refuse depuis des années que les contrôles sanguins soient pratiqués. Et comme les laboratoires ont confirmés depuis longtemps que les contrôles urinaires ne permettent pas de trouver grand chose, que les produits masquants y sont plus efficaces, les rares cas de dopages avérés dans le football ne sont que les faits de maladroits qui n'ont pas bien appliqués la pescription du médecin du club...
Maintenant, il ne faut pas non plus tout voir en noir... ça bouge doucement, mais ça bouge. Il n'est pas facile de faire évoluer des administrations mais avec le temps elles évoluent... le seul souci, c'est que le dopage évolue beaucoup plus vite qu'elles...